Pour le projet BUDAM, tout débute aux Iles Féroé, vous savez, ce groupement d’Iles perdues entre l’Ecosse et l’Islande dont on entend guère parler si ce n’est à l’occasion de quelque match de foot. Il n’y a pas que des footballeurs aux Féroé, il y a aussi et surtout de remarquables musiciens.
Alors jeune guitariste de jazz, Búi DAM s’envole pour Cuba dans le but de s’inspirer des rythmes caribéens. Avide d’apprentissages, sa passion se retourne malheureusement contre lui: Búi se blesse au poignet et ne peut alors jamais plus jouer de son instrument de la même façon. Mais Búi est né pour être sur scène ! Ses parents sont acteurs, et il n’est encore qu’un petit garçon quand il joue pour la première fois au théâtre et devant une caméra.
Sa curiosité insatiable pour les cultures étrangères alliée à un trop plein d’énergie, il décide donc de parcourir le monde. A l’occasion de ses voyages, il récolte de multiples petites pièces/morceaux de chaque culture et les ramène aux Iles Féroé où il s’emploie alors à les rassembler. Ce long périple le transforme en BUDAM, un personnage qui raconte désormais à son public des histoires de démons, d’anges, d’amant(e)s et de meurtriers.
BUDAM nous emmène dans un monde différent – certes sombre et mélancolique – mais aussi tour à tour coloré, vibrant et plein de gouaille. L’œil pétillant et le sourire en coin, on ne sait jamais si ce qu’il nous raconte est vrai, ou si son côté obscur a pris le dessus pour répandre mensonges et ténèbres. Rappelant tour à tour Nick Cave ou Tom Waits, la magie de BUDAM opère à merveille sur scène où il charme l’assemblée assis derrière son piano. Ses prestations lors des dernières Transmusicales de Rennes aux côtés de Yann Tiersen et d’Orka en ont d’ailleurs bouleversé plus d’un.